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Chauffage bois, un remède contre les coupures de courant ?

Chauffage bois, un remède contre les coupures de courant ?

Dans une récente communication, le Réseau de transport d’électricité (RTE) a déclaré que, pour la première fois depuis des années, des coupures de courant pourraient survenir cet hiver. RTE a également rappelé qu’en hiver « la puissance appelée par le chauffage peut varier de 5 GW à 45 GW entre une journée froide et une journée douce ».

 

Dans ce cadre, le SER* a tenu à rappeler le rôle important joué par le chauffage au bois, notamment dans les maisons chauffées à l’électricité. Une filière qui, rappelons-le, connaît depuis quelques années des difficultés suite à la baisse des prix du pétrole et des hivers doux enregistrés récemment.

 

« Le chauffage au bois permet de diminuer l’appel du chauffage électrique et est son meilleur complément énergétique pour faire face aux pointes », rappelle Jean-Louis Bal, Président du SER. 

 

Un complément incontournable

 

Il est vrai que, d’après une enquête du Ceren, 80% des maisons individuelles utilisatrices du bois énergie le font en complément d’une autre énergie de chauffage. Par ailleurs, 50% des maisons chauffées à l’électricité sont équipées d’un chauffage au bois.

 

« On estime que 3,5 millions de ménages chauffés à l’électricité et 4 millions de ménages chauffés par une énergie fossile sont équipés d’un appareil de chauffage au bois, évalue Michel Anthérieu, président de la commission chauffage au bois domestique du SER.

 

On peut estimer que le chauffage au bois réduit la pointe de puissance électrique de 5 à 10 GW en période de grand froid, ainsi que les émissions carbonées liées au chauffage de quelque 5,6 millions de tonnes de CO2, en effaçant l’équivalent d’une production d’énergie à partir de produits pétroliers », poursuit Michel Anthérieu.

 

L’intérêt du label Flamme verte

 

C’est ainsi que les 8 millions de foyers qui disposent d’un appareil peuvent grâce au chauffage au bois faire baisser leur facture énergétique. Ils devraient être 9 millions en 2020 dans le cadre des objectifs nationaux que se sont fixés les pouvoirs publics.

 

Et, ce, sans augmenter la consommation de bois de chauffage, grâce à la forte évolution des performances des appareils, qu’il s’agisse de chaudières ou d’appareils indépendants comme les foyers fermés/inserts ou les poêles.

 

« Avec le label Flamme verte, les rendements ont augmenté de 30% en moins de 10 ans, tandis que les émissions de CO2 et de particules fines ont considérablement diminué : supérieures à 1% en 2000, les premières se situent aujourd’hui au maximum de 0,3% (Flamme Verte 5 étoiles).

 

Quant aux particules fines, estimées à 250 mg/Nm3 en 2008, elles seront au 1er janvier 2018 à un niveau maximum de 50 mg/Nm3 (Flamme Verte 6 étoiles) », précise Michel Anthérieu.

 

La filière bois en difficulté

 

Chaque année, sont consommés 50 millions de stères de bois-bûches et 1 million de tonnes de granulés, ce qui permet à la filière bois énergie d’employer quelque 20 000 personnes.

 

Or, avec un prix du pétrole bas et une température hivernale historiquement clémente depuis plusieurs années, la filière se trouve dans une situation inédite, alors que la France est le 1er marché européen des appareils de chauffage au bois, devant la Norvège, l’Allemagne et l’Italie.

 

Afin de faire face aux difficultés conjoncturelles et soutenir la filière industrielle, ainsi que le développement des équipements de chauffage au bois, les professionnels proposent la mise en place de plusieurs mesures.

 

Une prime à la casse pour les vieux appareils bois ?

 

Ils demandent un soutien plus important aux énergies renouvelables au niveau des aides nationales (CITE, Eco-PTZ) et locales (mobilisées par les Régions et les Départements).

 

Ils souhaitent aussi que soit intégrée la création d’un conduit de fumée dans les travaux éligibles aux aides (l’énergie bois est de moins en moins demandée dans les maisons neuves depuis la RT 2012) et que l’on préserve l’installation d’un conduit de fumée dans les maisons neuves ou, a minima, d’une sortie en toiture munie d’un conduit afin de permettre un raccordement ultérieur.

 

Autres demandes : inciter les collectivités locales à renouveler le parc installé pour diminuer la pollution, lancer une promotion large auprès du grand public visant à informer sur toutes les bonnes pratiques à respecter, abaisser le taux de TVA de 10 à 5,5% sur les combustibles bois et instaurer une prime à la casse pour les vieux appareils.

 

« Les 20 000 emplois qui constituent la filière se trouvent pour la grande majorité dans des zones rurales qui ont un fort besoin de conserver leurs populations, rappelle Frédéric Coirier, Président du directoire de Poujoulat. Ces mesures auraient de belles retombées économiques pour notre pays ».

 

* Syndicat des énergies renouvelables.



Source : batirama.com / M. Fourret